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Les temps électriques, c’est quoi?

Les temps électriques, ce sont ceux décrits par l’auteur de science-fiction Philip K. Dick, dans le roman « Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? », des temps où l’humanité y est interrogée en miroir de robots plus intelligents que leurs concepteurs.

Notre présent tisse déjà ce futur, en introduisant dans notre quotidien l’intelligence artificielle, le calcul de risque, les probabilités, la prévision voire même la prédiction dans tous les champs de l’activité humaine.


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  • L’ouvrage de Yannick Meneceur « L’intelligence artificielle en procès : Plaidoyer pour une réglementation internationale et européenne », publié aux éditions Bruylant, a reçu le 8 septembre 2021 le Prix du Cercle Montesquieu 2021. Le prix a été remis en clôture des #débatsduCercle2021, par Laure Lavorel, Présidente du Cercle et Matthieu Juglar, président de Droit Comme un H !

    Référence en matière d'ouvrages juridiques, le Prix du Cercle Montesquieu récompense, chaque année depuis 1997, les meilleurs ouvrages en droit des affaires ou sur la gestion des fonctions juridiques.

    Ce prix constitue une reconnaissance de l'intérêt porté aux débats sur la constitution d’un cadre juridique pour le développement de cette technologie, fondé sur les droits de l’homme, la démocratie et l’État de droit.

    Le Prix du Cercle Montesquieu 2020 avait été décerné à l'ouvrage Blockchain et actif numérique de Dominique Legeais, paru aux éditions LexisNexis.

    Mots de remerciements

    Mesdames, Messieurs,

    C’est un privilège de recevoir aujourd’hui ce prix des mains d’un avocat aussi renommé que Maître Matthieu Juglar et un honneur d’avoir été distingué par le jury du Cercle placé sous la présidence de Bénédicte Wautelet.

    Je vous adresse mes plus profonds remerciements qui ont une résonnance, je vous l’assure, tout à fait particulière, quand je me replace dans les années 1980, dans ma banlieue toulousaine et que je revois mes parents prendre sur leurs très modestes économies pour m’offrir mon tout premier ordinateur.

    Cette récompense est naturellement à partager avec mon éditeur, Bruylant et le Groupe Larcier, représenté aujourd’hui par Paul-Etienne Pimont et Nicolas Cassart ainsi qu’avec le directeur de la collection Micro Droit Macro Droit, mon collègue et ami Thomas Cassuto. Sans leur confiance, ni celle de l’Institut PRESAJE, ce travail n’aurait jamais pu voir le jour.

    Je ne peux également omettre de mentionner Antoine Garapon, ancien magistrat et auteur bien connu, dont l’érudition n’a cessé de nourrir mes réflexions et qui a eu la gentillesse de rédiger une préface. Je me dois aussi de remercier Jan Kleijssen, mieux connu des sphères européennes et internationales que françaises, qui est aujourd’hui l’un des artisans acharnés d’une réglementation de l’intelligence artificielle et qui livre, en postface, sa vision d’une nouvelle architecture juridique pour accompagner la transformation numérique.

    Étant la dernière barrière avec la clôture de cette longue journée de débats, je n’ajouterai donc pas de longs propos et je suis extrêmement fier de savoir que cet ouvrage, par votre distinction, va rejoindre d’autres brillants travaux, comme ceux de Dominique Legeais, sur les blockchains et les actifs numérique, pour constituer une référence dans vos fonctions.

    Je ne peux que défendre auprès de vous l’idée qu’un développement à long terme des technologies numériques, dont l’intelligence artificielle est le cœur, ne pourra se faire sans le droit. La confiance du public dans les traitements opérés par des algorithmes sans cesse plus sophistiqués ne naîtra pas de seules déclarations volontaristes et d’éthiques (au pluriel) au contenu extrêmement variable. Le droit doit permettre de traduire les principes et les valeurs communes que nous souhaitons protéger dans

  • Changement de cap | Publié dans : L'intelligence artificielle en procès, Les billets, Les émissions

    Credits: Illustration de l'album Offramp, Pat Metheny, 1982

    Pour qui fréquente les réseaux sociaux, il arrive parfois d’y lire des annonces d’utilisateurs signifiant de manière tout à fait solennelle leurs départs de ces plateformes – toujours définitifs et sans appel, bien entendu. Traduction virtuelle du claquage de porte ou du raccrochage au nez, les adeptes de cette pratique entendent ainsi mettre en scène leur prise de distance avec ces réseaux, en dressant même parfois au passage des listes plus ou moins longue de griefs accumulées tout au long de leur vie numérique. Preuve suprême de reconnaissance de notre ère : des « mèmes » ont consacré ces pratiques théâtrales, en rappelant par exemple que les réseaux sociaux ne sont ni une gare, ni un aéroport et que ce n’est pas la peine d’y annoncer son départ (ni son arrivée d’ailleurs).

  • Change of course | Publié dans : L'intelligence artificielle en procès, Les billets, Les émissions

    Credits: Cover of the LP Offramp, Pat Metheny, 1982

    For those who frequent social networks, it sometimes happens that users announce their departure from these platforms in a very solemn manner - always definitive and without appeal, of course. A virtual translation of slamming the door or hanging up on someone, the regulars of this practice intend to stage their distancing from these networks, sometimes even drawing up lists of grievances accumulated throughout their digital life. Supreme proof of recognition of our era: "memes" have enshrined these theatrical practices, reminding us, for example, that social networks are neither a train station nor an airport and that there is no point in announcing one's departure (or arrival for that matter).