Chronique de l’émission “Les legaltechs disruptent-elles le droit ?”

Un regard sur l’impact des legaltechs sur la transformation du marché du droit

Invité : Thomas Saint-Aubin, directeur général de Séraphin.legal et enseignant en droit des données à l’Ecole de droit de La Sorbonne

Medtech, Edtech, Civictech, regtech… legaltech : les startups spécialisées ne cessent de s’adapter à leur environnement en créant leur propre dénomination.

La novlangue numérique s’y déploie avec force, riche de disruption, où les digital evangelist tentant de convaincre dans des pitchs qu’il est toujours possible de hacker les innovations dans les process… on se fait un call pour organiser un hackathon ?

Le choc est total avec la culture d’un monde du droit, également habitué à un jargon spécifique, mais jargon hérité d’une longue tradition ayant forgé l’identité même des professions, avocats, notaires, huissiers, magistrats, juristes en général. 

Il est intéressant dès lors d’examiner en profondeur en quoi les legaltech innovent, choquent et remettent en cause de manière bien plus profonde que l’on croit les métiers juridiques.

La langue n’est en effet que la partie sensible d’une transformation, portée possiblement par cette culture libertarienne nous venant de la Silicon Valley : le slogan « move fast and break things », animant nombre d’entrepreneurs de l’industrie numérique, risque d’emporter dans un champ régalien des impacts profonds sur les individus et la société.

Comment ne pas disrupter donc au passage nos droits et libertés fondamentales, c’est aussi cela que nous aborderons avec Thomas Saint Aubin.


Ecoutez l’entretien avec Thomas Saint-Aubin, directeur général de Séraphin.legal et enseignant en droit des données à l’Ecole de droit de la Sorbonne