Parution de “L’intelligence artificielle en procès”

L’intelligence artificielle en procès
Plaidoyer pour une réglementation internationale et européenne
Préface d’Antoine Garapon, postface de Jan Kleijssen
Collection Macro droit – Micro droit,
Editions Bruylant

A entendre certains chercheurs, médias ou décideurs publics, l’intelligence artificielle serait la technologie de rupture de notre siècle. Un examen minutieux, de ce qui reste avant tout de l’informatique, permet toutefois de dépasser aisément la narration forgée par les discours commerciaux et de distinguer les réels enjeux : une technologie encore fragile, dont l’application pose des problèmes politiques et de gouvernance. Une réponse juridique est donc, plus que jamais, nécessaire afin d’envisager des usages à même de garantir le respect des droits de l’homme et de soutenir la démocratie et l’Etat de droit.

Continuer la lecture de « Parution de “L’intelligence artificielle en procès” »

L’éthique, insuffisante à réguler seule les technologies numériques et l’intelligence artificielle

Bibliographie de l’ouvrage “L’intelligence artificielle en procès”

Après le très fort engouement, pour ne pas dire l’emballement, autour des algorithmes d’apprentissage automatique (machine learning) au début des années 2010, il est assez vite apparu un besoin d’encadrer, voire de limiter certains des développements. Bien au-delà de la narration forgée par les communicants de l’industrie numérique d’une « intelligence artificielle » (IA) aux capacités de « disrupter » positivement notre siècle, l’emploi de ces algorithmes s’est révélé bien délicat, avec des effets de bords consubstantiels à leur cœur de fonctionnement statistique : confusions entre corrélation et causalité, biais liés à la qualité des données employées, discriminations sont quelques-uns des maux aujourd’hui bien identifiés

Continuer la lecture de « L’éthique, insuffisante à réguler seule les technologies numériques et l’intelligence artificielle »

2019, année de l’âge de raison pour l’intelligence artificielle ?

Le Comité des ministres du Conseil de l’Europe, organe exécutif de l’organisation internationale regroupant 47 États du continent européen, a adopté le 13 février 2019 une Déclaration dense, mais explicite, sur « les capacités de manipulation des processus algorithmiques »[1].

C’est la première fois qu’une organisation avec une telle autorité morale se positionne aussi explicitement sur les conséquences de la transformation numérique de notre société en soulignant « Les niveaux très subtils, subconscients et personnalisés de la persuasion algorithmique [qui] peuvent avoir des effets significatifs sur l’autonomie cognitive des citoyens et leur droit à se forger une opinion et à prendre des décisions indépendantes. »

Continuer la lecture de « 2019, année de l’âge de raison pour l’intelligence artificielle ? »